Réalisé par Sébastien Lifshitz et sorti dans les salles en 2012, ce documentaire nous amène à la rencontre d’hommes et de femmes nés dans l’entre-deux-guerres.

« Ils n’ont aucun point commun sinon d’être homosexuels et d’avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Ils ont aimé, lutté, désiré, fait l’amour. Aujourd’hui ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l’obligation de s’inventer une liberté pour s’épanouir. »

Ces témoignages évoquent la marginalité dans laquelle se voyaient rejeter ces hommes et ces femmes du fait de leur désir. Ils questionnent ainsi la norme, selon laquelle, durant une certaine époque, l’homosexualité était classée parmi les maladies psychiatriques. En France, il a fallu attendre le 12 juin 1981 pour que l’homosexualité cesse officiellement d’être considérée comme une maladie mentale. 

Ils racontent leur combat pour être reconnu dans leur singularité, bravant les traditions, la bien-pensance, la religion, les préjugés. Entre les rires et l’émotion, on rencontre Yann et Pierre, couple éternellement amoureux; Catherine et Elisabeth qui partirent vivre leur amour loin de la ville intolérante – où leur homosexualité était une cause de licenciement – pour acheter une ferme. Ou encore, Pierrot, ce chevrier octogénaire et passionné, raconte sa bisexualité avec une grande simplicité.

 

Pour voir la bande annonce du documentaire Les invisibles